Nouvelles de Colombie

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Résumé

Quand on évoque ce grand pays hispanique, latino et caribéen de quarante-huit millions d’âmes qu’est la Colombie, auquel le navigateur Christophe Colomb a donné son nom bien malgré lui, on pense pauvreté, violence, narcotrafic, enlèvement, FARC, etc. On pense moins spontanément à une nation littéraire, terre par exemple du prix Nobel (1982) Gabriel Garcia Marquez, l’auteur de ce roman inoubliable Cent ans de solitude (1967). Toujours marquée par son héritage espagnol, la littérature colombienne contemporaine s’inspire de l’enthousiasme de la nouveauté après des années d’ostracisme et assume ses racines: univers de romans, densité des personnages et des décors, intrigue forte et puissante: on retrouve tout cela dans les six nouvelles réunies ici.

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Détails

ISBN : 978-2-35074-453-7Date de parution : 03/2017Poids : 0.15kgDimensions : 13x20cmPages : 132

Extrait

Estefanía a des jambes bien plus longues que celles de n’importe quelle autre femme qui vaut la peine qu’on se souvienne d’elle. Elle a de longs bras aussi. A la voir, on se dit  » ces quatre ailes sont bien du même moulin « . Elle est toute en harmonie. Son cou la fait paraître plus grande qu’elle n’est en réalité. Elle a des cheveux drus et, quand elle les coiffe, elle doit les discipliner en fines nattes que quelqu’un, Dieu sait qui, doit patiemment lui tresser.
Estefanía est de l’Urabá. Les gens de là-bas sont pleins d’entrain et elle danse sur la piste quand elle n’est pas occupée à courir ou à reprendre son souffle. Elle a des dents longues et blanches, comme celles d’une jument. Elle bavarde avec d’autres qui doivent aussi être de l’Urabá. Ils pourraient être de n’importe quel endroit où les habitants ont la peau foncée, d’une couleur café parfois presque bleue.
Mais ces gens-là semblent parler de la mer, de la pluie qui tombe du ciel pendant des journées entières, de plantations de bananiers qui peignent les terres en vert jusqu’au recoin le plus caché. Les gens de là-bas disent des choses comme camawâde, bânane, lé bon le wri, ils parlent de la tite Lu’ et de missié Palacio’ et, quand ils marchent, leurs fesses se balancent comme si le vent les berçait…

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