Nouvelles du Cameroun

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Résumé

Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s’imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu’une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d’une diversité infinie et porteuse d’espoir ? Par ses paysages, par son hiloire, par sa culture, on dit du Cameroun qu’il est une « Afrique en miniature » ou une « Petite Afrique ».
Il est vrai que les composantes principales de ce pays d’Afrique centrale sont celles de toute l’Afrique. Ce nouveau recueil de la collection « Miniatures » se devait de refléter cette diversité. Ainsi, deux nouvelles sont traduites de l’anglais, celles de Dipita Kwa et Peter W Vakunta, tandis que les quatre autres sont écrites en français, celles de Patrice Nganang, François Nkémé, Gertrude Obinong et Elvis Edouard Bvouma.
On aura avec eux quelques aperçus du « camfranglais », mélange de français, d’anglais, de locutions dialectales camerounaises et de pidgin, savoureux argot que la jeunesse urbaine a créé et qui varie selon les villes. Nation littéraire, le Cameroun l’est à l’évidence. Une jeune génération, au contact des littératures européennes et américaines, s’inscrit désormais dans la littérature mondiale avec vigueur.
Les six nouvelles de ce volume en témoignent. Pétri de traditions et ouvert culturellement sur le monde, le Cameroun possède parmi les écrivains les plus prometteurs du continent.

Collection

Miniatures

Détails

ISBN : 978-2-35074-193-2Date de parution : 03/2011Poids : 0.145kgDimensions : 13x20cmPages : 152

Extrait

Évidemment, Hebga ne s’était pas attendu à ce que Pouka redevienne le troubadour à son service qu’il avait été durant son enfance. Il y avait réfléchi un instant, souri à ce que son cousin était devenu, un écrivain, mais avait été distrait par la voix des femmes qui traversaient la forêt. Il avait arrêté de faire ses exercices et avait regardé dans la direction du bruit. Dans la dizaine de femmes qui marchaient l’une derrière l’autre à travers la brousse, il avait reconnu sa mère, la Sita, qui était en tête, et puis, derrière elle, il avait également reconnu Bernadette. C’était août, avec son rituel des fêtes de récoltes.

– À plus tard, mesdames, s’excusa-t-il.

Il sourit en pensant à la relation de complicité qui liait la femme de Fritz à sa mère…

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