Nouvelles parutions

Ainsi démarre la folle aventure d’une jeune fille de vingt et un ans, britannique née en France, que rien ne prédestinait à tenir un tel rôle en Malaisie. Margaret Brooke (1849-1936) raconte sans fards la vie qu’elle mène au Sarawak au temps des « rajahs blancs » et des Dayaks coupeurs de tête. Faisant fi de beaucoup des convenances de son époque victorienne, elle se lie davantage avec ses « amies malaises », qui lui apportent sérénité, curiosité et joie de vivre, plutôt qu’avec la « bonne société » présente sur place. Son récit, Good morning and good night (1934), traduit par Michelle Deperrois-Fayet et Christine Ribardière, est le portrait d’une femme libre, capable de passer des splendeurs d’un pays « exotique » aux fastes de la cour de Londres au gré de l’alternance de ses séjours, et de nourrir ses amitiés avec simplicité auprès de gens humbles comme avec des grands intellectuels tels que Henry James ou Pierre Loti. Tous ses malheurs personnels, avec notamment la perte de ses enfants, n’entament pas un solide appétit de vivre pour profiter à plein de son histoire, dont Alain Quella-Villéger retrace les grandes lignes dans une postface circonstanciée.

Ce recueil rassemble des mythes d’origine des Amérindiens du Nord, des contes et légendes des fameuses nations cherokee, sioux, apache et algonquine ou des méconnus Koasati, Tsetsaut et Lillooet. L’univers des peuples premiers d’Amérique du Nord est ici balayé, dans une version française fi dèle à ses sources, du sud au nord et d’est en ouest, des États-Unis au Canada, pour mieux faire découvrir l’âme indienne longtemps bafouée, un mode de vie poétique, guerrier, mystique, vivant, intimement lié à la nature éclatante, où l’humain, aucunement prédominant, est un animal comme les autres. Classés par thèmes, tels que la création du monde, les saisons, l’homme, les animaux ou les objets et les rites, ces histoires nous emportent dans une autre dimension, celle d’un univers infi ni, reliant les hommes aux esprits.

« Il est temps d’accueillir toutes leurs histoires qui sont aussi les nôtres. De prendre l’Histoire à rebrousse-poil. » Voici des animaux qui galopent, rampent ou déambulent à travers notre Histoire. Chacun leur tour, ces témoins à écailles, à plumes et à poils nous livrent des récits qui entrechoquent des épisodes emblématiques ou plus oubliés de notre humanité. Enrichi de notices, de frises chronologiques détaillées et d’un lexique, cet ouvrage se veut autant un livre à rêver qu’un livre à explorer, autant une invitation à aimer notre aventure commune qu’à protéger le vivant.

Une analyse fouillée d’un des pays les plus fascinant du continent africain par un de ses plus fins observateurs – et un passionné de géopolitique – Jean-Louis Balans. L’auteur revient sur l’histoire mouvementée d’une région du monde, théâtre d’affrontement des Européens colonisateurs et explique le retournement de l’apartheid vers une nation arc-en-ciel, avec le portrait détaillé de tous ses acteurs et de ses conséquences nationales et internationales. Si tout n’est pas réglé autour des valeurs-clés revendiquées de « liberté, égalité et dignité » et si les défis structurels restent immenses, l’Afrique du Sud est aujourd’hui un exemple démocratique montrant aux yeux du monde son habileté à marier les contraires.

Au fond de la nuit, le vent qui souffle fait frissonner les feuilles et bondir les amoureux. Coeurs battants, l’un contre l’autre. Roulé  boulé  ! Caresses. Doux, le ventre de maman. Bientôt, les trois petits chats seront là !

La nature ne cesse de nous surprendre, tout particulièrement lorsqu’elle s’affranchit de la main de l’homme… Valérie Voha, photographe animalière, s’est rendue à plusieurs reprises dans l’archipel des Galapagos et s’est prise de passion pour la faune incroyable qui s’y est déployée, à l’abri des agissements humains, trop humains. Son livre, fruit de patience et de longues recherches, est un hommage à la nature ancienne qui nous rattache à un long cycle terrestre aujourd’hui menacé. L’archipel des Galápagos est constitué de 127 îles, îlots et rochers. C’est une province de l’Équateur située dans l’est de l’océan Pacifique, à la latitude de l’équateur avec Puerto Baquerizo Moreno pour capitale. L’île Isabela, la plus vaste, se trouve à quelque 1 100 km à l’ouest des côtes. L’archipel accueille le parc national des Galápagos et la réserve marine hors du commun qui constituent un site du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est là, en partie, que Charles Darwin a pu valider ses premières conclusions de sa théorie de l’évolution.

Ce recueil réunit une soixantaine de contes recueillis auprès des Inuits de Sibérie, d’Alaska, de Canada et du Groenland. Les Inuits, habitués à vivre dans des conditions de vie extrêmement difficiles, font éclore la poésie et même la joie dans cet univers aride, recouvert de neige et de glace la plupart du temps. La langue inuit compte d’ailleurs plus d’une douzaine de mots différents pour désigner la neige. Ce peuple ne se lasse pas de se poser des questions sur ses propres origines et l‘origine des animaux qui l’entourent et le font vivre. Les contes se déroulent à l’époque où les hommes et les animaux crient des mots magiques, qui ont le pouvoir de faire apparaître les choses. C’est ainsi que le lapin a fait naître le jour en répétant son nom et que les aigles ont appris aux humains à chanter, à danser, et à faire la fête pour égayer la banquise. On fait également la connaissance de mystérieux chamanes qui, sachant voler et communiquer avec les animaux et les esprits, sont capables de ranimer les morts et de ramener le beau temps sur la terre.

En ce début du XXe siècle, l’École française d’Extrême-Orient ne dispose pas de centres sur le territoire à proprement parler chinois, le centre mère de Hanoi servant de base pour des expéditions dans la province du Yunnan. Et ce sont bien les membres affectés, ou de passage, à Hanoi qui ont réalisé les photos de cette province jouxtant le Vietnam, qu’un Paul Doumer (1857-1932) rêvait d’inclure dans le territoire de l’Indochine française lorsqu’il en était le gouverneur général (1897-1902). La photothèque de l’EFEO conserve ainsi des plaques de Henri Parmentier (1871-1949), Louis Finot (1864-1935), Robert Dalet – correspondant bénévole de l’EFEO pendant plus de vingt ans – et de Gabriel Péri (1865-1922). Le fonds dit Finot est de loin le plus important : ce sont plus de quatre cents photos, traitant de sujets aussi variés ques des exécutions, des fumeries d’opium, des monuments et paysages ou de simples scènes de la vie quotidienne, toutes révélatrices de ce pays-continent il y a cent ans.

Aux États qui forment l’Inde du Sud – Karnataka, Kerala, Tamil Nadu, Andhra Pradesh et Telangana – correspondent respectivement les quatre langues majeures de la famille dravidienne que sont le kannada, le malayalam, le tamoul et le télougou. Elles font partie des vingt-deux langues reconnues par la Constitution indienne et distinguées depuis peu comme langues « classiques ». Les traductions françaises de ces langues sont encore rares et dispersées. Pour ce premier recueil les réunissant, traduites directement en français, les choix des quatre traducteurs font ressortir des traits marquants de la littérature indienne.Le quotidien sous toutes ses formes, la pauvreté et la corruption, l’exposition des inégalités, les préjugés et les injustices découlant du système des castes occupe une large place dans le corpus de ces nouvelles contemporaines. En relation avec la religion, les incompatibilités supposées entre castes se laissent déchiffrer sans fard. Il y a aussi du beau et du vivant dans tous ces textes qui donnent une idée forte des relations interpersonnelles dans cette partie de l’Inde ô combien séduisante.

Marie Singeot nous raconte la genèse de sa rencontre avec l’Inde. Quand elle découvre le récit de l’ascension que Louise Weiss accomplit à la grotte d’Amarnâth, dans les montagnes de l’Himalaya, en 1955, dans une revue dénichée chez un bouquiniste, cette lecture sera pour elle une source d’inspiration. Son intégration à la confrérie Udasin se fera progressivement : rencontre avec le gourou Ji et adoption du nom indien de Mirâ Baï en 1996, puis plusieurs séjours dans divers ashram. L’apprentissage entamée est un cheminement vers soi-même : maîtrise de soi et de son corps, modestie, discipline, vie en communauté, rites quotidiens, bains de purification, vénération des maîtres… C’est un témoignage précieux de la vie de ces communautés. Enfin, le récit s’achève sur une « histoire évolutive du Kumbh Melâ, de 1995 à 2011 ». Marie Singeot développe une analyse critique qui met en lumière la récupération médiatique, politique et commerciale dont fait l’objet le pèlerinage : ce dernier tend alors à devenir une attraction touristique. En 2017, il sera classé au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco.

Après tous les recueils consacrés au monde hispanophe (Mexique, Argentine, Colombie, Cuba…) il était temps que la collection « Miniatures » rende raison à la maison mère, l’Espagne. Grâce au travail acharné de la traductrice Marianne Millon, qui s’est rendue sur place à plusieurs reprises, nous avons réuni pour ce volume la fine fleur de la nouvelle génération des auteurs espagnols qui donnent à voir et à entendre une nation fière, bien campée dans la modernité du monde, mais toujours marquée par des faits historiques lourds. L’Espagne est un pays qui sait vivre…

Actualités

13/07/2021
« Un récit sobre, des illustrations colorées et malicieuses ponctuent ce voyage ludique et original. »
29/04/2021
Notre rideau de fer s’est métamorphosé le week-end dernier 😍 Merci à l’association Artichaud et à l’artiste Tomalater pour cette magnifique collaboration ! Instagram de l’association | Instagram de l’artiste
29/04/2021
Grande nouveauté de cette année 2021, les éditions Flies France rejoignent MAGELLAN & Cie. Cette maison, au catalogue riche d’une centaine de titres, a publié des contes du monde entier […]

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