Nouvelles parutions

« Loin de l’agitation moderne, la Guyane reste une terre hors du temps qui vibre au rythme des battements du monde. Sur ce terrain propice à l’errance, j’ai trouvé ce que je ne cherchais pas : l’apaisement de l’émerveillement. Au départ, son haleine tropicale chargée d’histoires qui s’écument de rêves brisés, d’illusions perdues et de quelques vieux routards qui y parachèvent leur parcours d’épaves, nous plonge dans un abandon endémique qui finit par faire sens. Si la forêt se constelle de cadavres tombés en poussière, s’éparpillant dans les vents comme des vaisseaux d’argent, si dans un premier temps il n’est pas question de déjouer les préceptes de l’Amazonie, accepter de se laisser imprégner par cet univers c’est accueillir un sentiment d’accomplissement, une pureté intérieure permettant d’appréhender le monde autrement. Au coeur des frondaisons, j’ai tâché d’être heureux. L’empire de la jungle ne juge personne, il impose ses règles. S’il est compliqué de le pénétrer, il est aussi difficile de s’en extirper. Si vous pouvez quitter la forêt, elle, ne vous quitte jamais… »

L’exposition photographique « Pluralités du croire », réalisée il y a quelques années par des enseignants-chercheurs du CNRS, avait visé à mieux faire connaître les activités du laboratoire dédié et à réfléchir collectivement sur ce que pouvait signifier la visibilisation du fait religieux et de la laïcité dans nos sociétés contemporaines. Ce fut un succès ! Les clichés retrouvés montraient une originalité esthétique et scientifique. Ce livre reprend à l’identique le déroulement narratif de l’exposition. Il a été simplement enrichi de nouvelles contributions venant prouver la vitalité de ces recherches partout à travers le monde, et l’intérêt qui ne se dément pas pour les questions religieuses appréhendées dans ses lieux consacrés comme dans l’espace public. Cette exposition sera à nouveau visible en 2022 en France et à l’étranger. C’est l’occasion de mettre à la disposition d’un public élargi une publication originale née d’un désir commun de faire partager des expériences individuelles et, surtout, de contribuer à une compréhension mutuelle des faits religieux et des laïcités. La vision panoramique de la diversité du monde nous l’impose, comme pour rappeler que ces pluralités de la croyance et de la non-croyance, considérées à parts égales et formant un même tout commun, ne trouvent leur signification réelle que lorsqu’elles sont soumises, elles-mêmes, à une pluralité des regards.

Ce livre est un itinéraire surprise : de la Chine à Lyon, Guan Jian nous conduit sur les chemins de la soie, cette invention chinoise qui fit de Lyon, la ville des canuts, sa patrie d’adoption. L’auteure tisse aussi dans la capitale de la gastronomie française d’autres liens avec la Chine, mais surtout elle trace ici les contours d’une aventure humaine. Sa grand-mère, fille d’un fabricant de soie qui n’a jamais quitté Shanghai, a rêvé toute sa vie de cette ville idéale. Les rencontres humaines, de quartier en quartier, donnent vie à cet héritage par-delà le temps et l’espace. Guan Jian, née en Chine, ancienne journaliste et traductrice, est venue chercher la liberté en France. Après dix ans de vie parisienne et dix ans de vie dans les Hautes-Alpes, elle s’est enfin installée à Lyon, la ville qui avait tant fait rêver sa grand-mère, une dame de Shanghai qui n’a jamais quitté sa ville natale. À travers ce récit, l’auteure nous laisse l’accompagner dans sa découverte de la ville, et nous offre une soie tissée de sensibilités poétique, mélancolique et philosophique.

L’Amazonie abrite des espèces animales et végétales que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur Terre. Des milliers de plantes extraordinaires, des oiseaux, des mammifères, des reptiles, des batraciens, des poissons, des millions d’insectes vivent là. Et beaucoup d’espèces restent encore à découvrir. Parmi les animaux présentés dans ce livre, plusieurs sont menacés d’extinction : le tatou, le tamanoir, la grenouille dendrobate, le jaguar, le singe araignée, l’ara et le tamarin lion.

De Nogent-sur-Seine au Havre, le voyage magique d’Iris sur les îles de la Seine ! La petite Iris passe les vacances d’été chez sa tante Ilda à Nogent-sur-Seine. Dans cette grande maison, elle s’ennuie et rêve d’aventures. Sa tante lui propose de l’accompagner juste en face, sur l’île Olive. Lorsqu’Iris aperçoit une barque abandonnée, elle saisit l’opportunité et saute dans celle-ci pour descendre le cours de la Seine et atteindre enfin son rêve : se baigner dans la mer. Accompagnée d’Icare, le perroquet de tante Ilda, elle entame un voyage non seulement dans l’espace mais aussi dans le temps ! Ensemble, ils vont accoster sur dix îles mythiques de la Seine, et seront transportés à différentes époques… D’après une idée originale et avec la participation active de Léa Namer. Ce livre bénéficie du soutien d’HAROPA (Ports de Paris Seine Normandie). FEUILLETEZ LE LIVRE ! *** – TELERAMA SORTIR : « Un récit sobre, des illustrations colorées et malicieuses ponctuent ce voyage ludique et original. » – FRANCE INTER : Coup de cœur de Noëlle Bréham dans l’émission Les p’tits bateaux du 10 octobre 2021. – MARIE CLAIRE ENFANTS : «  L’histoire avec un grand H est ici déroulée avec subtilité, laissant toute sa place à la rêverie d’une déambulation des plus charmantes. » – MARIANNE : «  Ce délicieux album au format à l’italienne a lui aussi une certaine mémoire picturale dans le fond de l’œil. (…) Un texte tout en rimes subtiles, à la fois poétique et informatif, qui donne envie de se laisser voguer aussi. » – OUEST FRANCE : « Un joli conte sur un sujet pas souvent exploité » – LE JOURNAL DES ENFANTS : « Un formidable voyage d’île en île. Pour prendre le large, au fil de très belles illustrations. » – LIVRES HEBDO : «  Un périple fantastique non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps. (…) On apprend en se laissant bercer au fil de l’eau et de la plume aérienne et poétique de Laure Wachter auxquelles font écho les illustrations colorées et malicieuses de Miguel Pang, nimbées d’un beau rose optimiste.  »

Depuis toutes ces années où elle fréquente le Sénégal, Sonia Privat, encouragée par Dan son compagnon, s’est mise en tête de pousser jusqu’à cette mystérieuse Gambie, petit pays enclavé qui suit le cours du fleuve du même nom… Cette virée, au fil de belles et chaleureuses rencontres, leur a laissé d’impérissables souvenirs. Il est temps de les suivre et de se laisser séduire pour mieux connaître, un peu, un autre morceau d’Afrique.

Par les champs et par les grèves (voyage en Bretagne) est un récit de voyage écrit par Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, rédigé en 1847 et publié séparément entre 1852 et 1881. Pour Flaubert, ce voyage a été « une fort jolie excursion ». Sacs au dos et souliers ferrés, ils ont fait tous deux 800 kilomètres dans des conditions parfois diffi ciles. Flaubert se déclare très satisfait de son expédition, impressionné par la mer, « le grand air, les champs, la liberté, j’entends la vraie liberté, celle qui consiste à dire ce qu’on veut, à penser tout haut à deux, et à marcher à l’aventure en laissant derrière vous le temps passer sans plus s’en soucier que de la fumée de votre pipe qui s’envole. » En fait, il est désolé d’arriver au terme de son équipée à travers la Bretagne, commencée un matin de mai 1847 : deux écrivains à l’aube de leur carrière partant à l’aventure dans une région alors assez sauvage, loin de la « civilisation », loin du tapage du monde…

Marie Singeot nous raconte la genèse de sa rencontre avec l’Inde. Quand elle découvre le récit de l’ascension que Louise Weiss accomplit à la grotte d’Amarnâth, dans les montagnes de l’Himalaya, en 1955, dans une revue dénichée chez un bouquiniste, cette lecture sera pour elle une source d’inspiration. Son intégration à la confrérie Udasin se fera progressivement : rencontre avec le gourou Ji et adoption du nom indien de Mirâ Baï en 1996, puis plusieurs séjours dans divers ashram. L’apprentissage entamée est un cheminement vers soi-même : maîtrise de soi et de son corps, modestie, discipline, vie en communauté, rites quotidiens, bains de purification, vénération des maîtres… C’est un témoignage précieux de la vie de ces communautés. Enfin, le récit s’achève sur une « histoire évolutive du Kumbh Melâ, de 1995 à 2011 ». Marie Singeot développe une analyse critique qui met en lumière la récupération médiatique, politique et commerciale dont fait l’objet le pèlerinage : ce dernier tend alors à devenir une attraction touristique. En 2017, il sera classé au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco.

Petit Toomai fera le même métier que son père, Grand Toomai : il sera cornac. Nous sommes en Inde, au xixe siècle. Les cornacs sont ceux qui, avec leurs éléphants, capturent des éléphants sauvages afin de les domestiquer. À la différence de son père, Petit Toomai ne souhaite pas passer sa vie au campement. Il rêve d’exploration et d’aventures. Suite au passage d’un grand chasseur dans le camp, Petersen Sahib, qui voit en Petit Toomai la promesse d’un grand destin, un nouveau rêve naît dans l’esprit du petit garçon. Petersen Sahib lui a promis de le prendre sous son aile, quand il aura vu les éléphants danser… Ce qui semble être une blague se révélera l’expérience la plus fabuleuse vécue par Toomai. Entraîné au coeur de la nuit par son éléphant Kala Nag, il bravera les mystères de la forêt et assistera au légendaire bal des éléphants. Petit Toomai deviendra alors « Toomai des éléphants ». Toomai des éléphants, comme Le Phoque blanc (Magellan & Cie, 2018), appartient au Livre de la Jungle, mais constitue une histoire indépendante. Moins connue que celle de Mowgli, elle est tout aussi palpitante et universelle. À travers ce conte initiatique, Rudyard Kipling transmet son amour pour l’Inde, sa nature, ses traditions. Il aborde avec une immense finesse le lien mystérieux et ancestral entre les hommes et les éléphants.

L’Histoire à rebrousse-poil, c’est, de prime abord, une histoire d’animaux, ou plutôt les histoires d’animaux qui galopent, rampent ou déambulent à travers notre Histoire. Chacun leur tour, ces témoins à écailles, à plumes et à poils nous livrent des récits qui entrechoquent des épisodes emblématiques ou plus oubliés de l’Histoire. Cet ouvrage se veut autant un livre à rêver qu’un livre à explorer, autant une invitation à aimer notre aventure commune qu’à protéger le vivant.

À l’occasion des dix ans de tournée à travers le monde avec le spectacle « Concerto pour deux clowns », l’artiste de cirque Julia Moa Caprez partage son expérience et ouvre une fenêtre sur un travail encore largement méconnu : l’art du clown. Des photographies collectées au fil des années rythment les textes ; elles reflètent un monde intime, sur scène, en coulisse et sur les routes, et témoignent d’un parcours singulier où l’art et la vie ne font qu’un. Julia Moa Caprez raconte un voyage insolite au rythme des rencontres, ses amours, ses doutes, ses passions et le désir ardent d’aller à la recherche de l’autre et d’elle-même. Née à Zurich en 1982, elle a commencé très jeune des études de violon classique et appris l’acrobatie. Elle s’est formée ensuite en danse, musique et arts du cirque en Europe, aux États-Unis et en Amérique du Sud. Depuis 2010, avec Igor Sellem, elle fait vivre le duo de clowns Les Rois Vagabonds.

Du Frère Faucheux (1876-1959) de la congrégation des Frères de Saint-Gabriel, qui voulut coucher sur des plaques de verre les contours de ses visions pondichériennes, à Marie-Louise Reiniche (1934-2008), anthropologue de l’Inde méridionale qui enregistrait les mouvements traversant ses enquêtes, les quelques douze fonds particuliers auxquels s’ajoutent nombre de clichés pris par des photographes inconnus qui sont ici présentés, frappent par leur diversité. Mais ils étonnent par leur humanité. La dizaine d’archéologues de l’EFEO ont bien sûr accordé au monumental et à l’archéologique une grande place. Les monuments de cette aire géographique si particulière ont orienté la vie scientifique d’Henri Parmentier (1871-1945) qui fut chef du service archéologique de l’EFEO dès sa création en 1898, tout comme celle d’Henri Marchal (1876-1970) qui prit sa suite en 1933, ou celle de Victor Goloubew (1878-1945), archéologue et historien d’art de l’École, qui identifia la Descente du Gange du site Pallava de Mahabalipuram dont certains détails apparaissent dans cet ouvrage. Photographies des années 1910-1950, pour nombre d’entre elles jamais encore montrées au grand public.

Promenade en couleurs et portrait en mosaïque de Marseille, chaque double page offre au lecteur des morceaux de beauté attrapés par la grâce, et déposés sur le kraft. C’est l’expérience du temps qui se donne à voir et se partage ici : entre fugacité des instants saisis, lenteur tranquille des promeneurs et des bateaux, et pérennité quasi imperturbable des monuments et du paysage. De Notre-Dame-de-la-Garde aux Calanques, en passant par le Vieux-Port, la Major, le Panier ou l’Estaque, les bruns et les bleus dominent, les jaunes et les blancs éclatent. Marseille n’a peut-être jamais aussi bien séduit… Jean-Loup Liétart est membre de la Société française de l’Aquarelle (SFA). Il réside à Ollioules.

Actualités

13/07/2021
« Un récit sobre, des illustrations colorées et malicieuses ponctuent ce voyage ludique et original. »
29/04/2021
Notre rideau de fer s’est métamorphosé le week-end dernier 😍 Merci à l’association Artichaud et à l’artiste Tomalater pour cette magnifique collaboration ! Instagram de l’association | Instagram de l’artiste
29/04/2021
Grande nouveauté de cette année 2021, les éditions Flies France rejoignent MAGELLAN & Cie. Cette maison, au catalogue riche d’une centaine de titres, a publié des contes du monde entier […]

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