Nouvelles de Bolivie

12,00

Résumé

Après l’annexion de l’Empire inca par les conquistadors espagnols, le pays doit son nom à Simón Bolívar (1783-1830), figure centrale des guerres d’indépendance sud-américaines et premier président d’une confédération politique et militaire regroupant l’ensemble de l’Amérique latine. Le Haut-Pérou, future Bolivie, a proclamé son indépendance le 6 août 1825.
Ce pays de douze millions d’habitants bénéficie d’une géographie extrêmement variée incluant la cordillère des Andes, le désert d’Atacama et la forêt tropicale du bassin amazonien qui occupe environ 40 % du territoire national. Avec leurs sommets enneigés, leurs vallées encaissées et leurs lacs d’altitude tels que le Titicaca, le plus grand lac du continent, les Andes boliviennes constituent un véritable trésor naturel.
La constitution de 2009 reconnaît trente-sept langues officielles dont l’espagnol, le quechua, l’aymara, le guaraní, l’araona, le bauré… contribuant à la fois à la richesse d’expression de la nation et à celle de la littérature. Les thématiques des six auteurs rassemblés ici sont une parfaite illustration de la variété et de la richesse de la nouvelle littérature bolivienne qui ne demande qu’à rencontrer un plus large public français : cadre familial étouffant qui bascule dans le fantastique ; relations amoureuses et sentiments exacerbés ; contexte politique et historique ; place dans la société… Ces différents récits sont comme des ressorts de la formule habituelle en Bolivie : « Alegría y entusiasmo (Joie et enthousiasme). »

Préface par

MILLON, Marianne

Directeur de publication

BERNAUT, Alexis

Collection

Miniatures

Détails

ISBN : 978-2-35074-827-6Date de parution : 07/2026Format : 13 x 20Façonnage : BrochéPoids : 0.150kgDimensions : 20x13cmPages : 128

Extrait

Parfois, je m’assieds sur la chaise de la salle à manger et je fais semblant d’être une chose inanimée. Une orange. Une assiette. Un verre. Jamais un couteau. Ce doit être une chose inanimée et inoffensive. Je peux rester des heures dans cet état second.
Sans mes responsabilités, qui m’obligent à agir comme une personne opérationnelle, qui ne me permettent pas de m’auto-supprimer, c’est ainsi que je passerais toutes mes journées. Dans le vide. Puis apparaît Roberto, que je visualise toujours, lui aussi, comme une chose inanimée. Un costume, un jogging, un short, un ballon de foot. Et il demande : « Qu’est-ce qu’on mange au petit-déjeuner ? »

0
    Mon panier
    Panier videRetour boutique